La version publique expurgée divulguée ce 21 mars dernier de la requête introduit par l’accusation le 7 février dernier permet d’identifier le profil des prochains témoins à charges dans le procès Gbagbo et Blé goudé .En effet ,le bureau du procureur souhaite verser au dossier les déclarations antérieur enregistrées de plusieurs témoins ainsi que des documents liés à leurs témoignages « étant donné que ces témoins témoigneraient sous peu ».

L’accusation demande en outre la présentation de 75 éléments de preuves documentaires relatifs aux déclarations des témoins. C’est en clair une demande afin d’introduire de nouveaux éléments de preuves de 28 témoins de base de certains faits reprochés aux accusés, ainsi que 11 autres témoins qui disent fournir des preuves  «  d’initié, de synthèse et/ou d’authentification ».L’acc

usation détaille par exemple que certains de ces témoins concernent la marche des femmes d’Abobo du 3 mars  2011,d’autres témoignent sur les événements du 17 mars qui évoque notamment les bombardement à Abobo sur le marché Siaka Koné et le quartier  SOS Abobo, ou sont des témoins de l’attaque du 12 avril 2011 à Yopougon.

On peut déjà penser que certains de ces témoins ne peuvent pas ou correctement s’exprimer en français puisque le procureur révèle que « chaque témoin a volontairement fourni sa déclaration dans une langue ou elle parle et comprend pleinement ».La Précision n’est pas en tout cas pas fortuite. Contrairement à ces derniers, d’autres témoins appelés par l’accusation pourraient être des insiders issus du camp Gbagbo particulièrement des proches de Blé Goudé qui pourraient avoir milité avec lui au sein de la galaxie patriotique.

Puisque, dans la requête du procureur ,il est clairement mentionné qu’un témoin indique par exemple qu’il »était présent avec lui tout le temps » ou encore il est décrit des « questions liées aux actes et aux conduites de M.Charles Bl é Goudé » dans la coordination des jeunes patriotes que Bensouda criminalise systématiquement depuis le début de cette procédure et sa contribution essentielle au plan commun ».Le fameux plan commun que l’accusation a jusque –là du mal à prouver avec des témoins aux déclarations contradictoires ou parfois douteuses qui défilent à la CPI depuis l’ouverture du procès en janvier 2016.Quand ils ne dédouanent pas les accusés.

Source : http://lecombattant.canalblog.com/archives/2017/03/24/35090871.html

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